La Bulgarie impose les dividendes à une retenue à la source comprise entre 0 et 5 % : 0 % vers une société mère de l'UE/EEE, sans seuil ni durée (чл. 194, ал. 3, т. 3 ЗКПО), et 5 % lorsqu'ils sont versés à une personne physique.
Cette retenue intervient après un impôt sur les sociétés déjà plafonné à 10 % — soit une charge fiscale globale d'environ 14,5 % une fois les bénéfices distribués à une personne physique, parmi les plus basses de l'Union européenne.
Attention toutefois : cette retenue ne vous dispense pas de déclarer le dividende dans votre pays de résidence fiscale — c'est l'articulation entre les deux qui détermine votre revenu net réel.
Quel est le taux d'imposition des dividendes en Bulgarie ?
Lorsqu'une société bulgare (une DPK/EDPK, ou une EOOD, par exemple) distribue ses bénéfices, elle applique une retenue à la source de 5 % sur le montant versé aux associés personnes physiques. Ce prélèvement intervient après l'impôt sur les sociétés de 10 %, qui frappe le bénéfice avant distribution.
C'est précisément la combinaison des deux — 10 % puis 5 % — qui donne à la Bulgarie la charge fiscale globale parmi les plus basses de l'Union européenne une fois les bénéfices effectivement distribués.
Le régime de distribution est le même quelle que soit la forme. La EOOD (ou l'OOD à plusieurs associés) reste la forme classique, avec dépôt de capital via une banque bulgare. Pour une création 100 % à distance, sans dépôt de capital ni banque préalable, la DPK/EDPK est souvent le choix le plus simple — voir EOOD, OOD ou DPK.
On lit souvent que la Hongrie ferait mieux avec un IS nominal de 9 %. C'est un trompe-l'œil : ce taux ne couvre que le bénéfice de la société. Une fois la distribution prise en compte, la fiscalité hongroise dépasse 20 %, tandis que la Bulgarie reste autour de 14,5 %.
Ce n'est donc pas la Bulgarie qui affiche « l'IS le plus bas », mais bien la Bulgarie qui offre l'une des charges totales les plus avantageuses pour l'entrepreneur qui sort réellement son argent.
Pour situer l'écart, voici une comparaison de l'imposition de la distribution dans trois cadres courants :
| Juridiction | Impôt sociétés | Dividendes |
|---|---|---|
| Bulgarie | 10 % | 5 % (0 % vers société mère UE/EEE, sans seuil ni durée) |
| France | 15 % puis 25 % | 31,4 % (flat tax / PFU) |
| Moyenne UE (indicatif) | ~21 % | ~15 à 26 % |
Cette retenue se situe entre 0 et 5 % selon le bénéficiaire : 0 % vers une société mère de l'UE/EEE, sans seuil ni durée (чл. 194, ал. 3, т. 3 ЗКПО ; voir plus bas), et 5 % versés à une personne physique. La part de 5 % est libératoire en Bulgarie pour la part bulgare : la société la prélève et la reverse à l'administration fiscale bulgare (NAP).
Base légale : l'exonération de 0 % vers une société mère de l'UE/EEE repose sur чл. 194, ал. 3, т. 3 ЗКПО ; la retenue de 5 % versée à une personne physique sur чл. 38, ал. 1, т. 2 + чл. 46, ал. 3 ЗДДФЛ. Le чл. 200 ЗКПО, lui, fixe le taux de la retenue à la source sur les dividendes (textes consolidés sur lex.bg).
Ce taux de 5 % est celui en vigueur pour 2026 : un relèvement à 10 % figurait dans le projet de budget mais n'a pas été adopté — le taux tient par reconduction du budget précédent.
Comme tout paramètre fiscal, il peut évoluer : vérifiez le taux applicable à la date de votre distribution. Reste ensuite la question de votre pays de résidence, traitée plus bas.
Comment obtenir 0 % via l'exonération mère-fille bulgare ?
La directive mère-fille (directive 2011/96/UE) vise à supprimer la double imposition des bénéfices distribués entre sociétés d'un même groupe européen. Et c'est ici que le droit bulgare est plus favorable qu'on ne le croit.
En droit bulgare, l'exonération de retenue à la source sur les dividendes versés à une société mère de l'UE/EEE ne comporte ni seuil de participation, ni durée de détention : la seule condition est que le bénéficiaire soit une personne morale résidente fiscale de l'UE ou de l'EEE (hors distribution dissimulée de bénéfices). Le taux est alors de 0 %. Base légale : чл. 194, ал. 3, т. 3 ЗКПО (loi sur l'impôt sur les sociétés, lex.bg).
Les fameux « ~10 % de détention pendant ~2 ans » que l'on lit partout sont en réalité les minimums autorisés par la directive 2011/96/UE — des plafonds que les États peuvent exiger. La Bulgarie, elle, ne les a pas repris comme conditions internes : sa règle nationale est plus généreuse. Vérifiez tout de même l'éligibilité côté société mère, car son propre État de résidence peut, lui, imposer ces seuils pour l'exonération à la réception.
L'exonération mère-fille bulgare concerne les flux société → société au sein de l'UE/EEE. Elle ne s'applique pas à une personne physique qui encaisse directement les dividendes de sa société bulgare : dans ce cas, c'est bien la retenue de 5 % qui joue.
Le 0 % est un outil de structuration de groupe, pas un raccourci individuel — et il suppose un montage réel : l'exonération est écartée en cas de distribution dissimulée de bénéfices ou de montage purement fiscal (clause anti-abus).
Ce mécanisme intéresse surtout les entrepreneurs qui détiennent déjà (ou créent) une holding européenne et souhaitent faire remonter les bénéfices de leur filiale opérationnelle bulgare sans frottement fiscal à l'étage intermédiaire. La distribution finale, de la holding vers la personne physique, reste alors soumise au régime fiscal du pays de la holding et de la résidence du bénéficiaire.
Du bénéfice au net : que reste-t-il vraiment ?
Pour comprendre votre revenu net réel, il faut suivre toute la chaîne, et non un seul taux isolé. Prenons un cas simple, à titre purement illustratif, d'un bénéfice de 100 000 € dans une EOOD bulgare créée à distance et distribué directement à son associé :
- Bénéfice avant impôt : 100 000 €.
- Impôt sur les sociétés (10 %) : −10 000 € → reste 90 000 € distribuables.
- Retenue dividendes bulgare (5 %) : −4 500 € → 85 500 € versés.
- Fiscalité du pays de résidence : à appliquer ensuite, sous réserve des conventions.
Le tableau ne montre qu'une ligne. Une incorporation générique vous vend l'étape 1 — la société immatriculée, l'EIK — et s'arrête là. Or un dividende ne se distribue qu'au bout de la chaîne : sans compte bancaire ouvert, sans OTP reçu, sans courrier traité ni comptabilité tenue, il n'y a tout simplement rien à distribuer.
Voici, ligne à ligne, ce qu'il faut réunir pour opérer réellement à distance — et ce qu'une offre générique laisse à votre charge :
| Ce qu'il faut pour opérer à distance | Incorporation générique | Pack Eurotrade |
|---|---|---|
| Société immatriculée + EIK | ||
| Agent local (FID, clé QES, fisc/douanes) | ||
| Ligne mobile bulgare + SMS OTP/2FA en direct | ||
| Point de contact AML/MAMLA enregistré | ||
| Ramassage et scan du courrier | ||
| Aide au montage du dossier d'ouverture (banque + marketplaces), à distance | ||
| IP statique dédiée | ||
| Comptabilité + TVA UE/UK + EORI | Add-on facturé à part |
Eurotrade coche chaque case de cette colonne ; une incorporation générique s'arrête à la 1re ligne et vous laisse seul face aux sept suivantes — celles précisément qui conditionnent l'arrivée du dividende au bout de la chaîne. C'est ce dossier intégré, et non le seul EIK, qui transforme le taux affiché en revenu réellement distribuable.
Le taux d'imposition cumulé en Bulgarie (IS + dividendes) ressort donc autour de 14,5 % sur le bénéfice initial — avant toute fiscalité résidente. Le montant de 100 000 € ci-dessus n'est qu'une base de calcul : ce n'est ni une projection, ni une promesse de revenu.
Ce qui est structurel, en revanche, c'est l'écart de taux. À effort égal, l'entrepreneur structuré en Bulgarie conserve une part de net nettement supérieure.
Sur un cycle d'activité comparable, un expatrié bulgare garde de l'ordre de +63 % de net en plus, et une structure française paie typiquement près de 5,9 × plus d'impôts sur la même chaîne — un écart relatif défendable, là où les montants absolus, eux, dépendent entièrement de votre activité réelle.
C'est cette mécanique, et la substance économique qui la sécurise, qui rend l'offre Eurotrade attractive pour structurer une activité en ligne. Pour le cadre d'ensemble, voir le guide pilier créer une société en Bulgarie à distance.
Verser 14,5 % d'impôt ne sert à rien si la société n'est pas réellement active et gérable à distance : sans compte bancaire ouvert, sans pouvoir recevoir les codes OTP de vos plateformes, sans ligne locale ni courrier traité, il n'y a tout simplement pas de dividende à distribuer.
C'est là que se joue la différence entre une incorporation générique — où qu'elle soit faite, en Bulgarie, en Hongrie ou en Estonie — et un système intégré, indissociable. Chez Fenchell, le dossier comporte plus de 20 documents bilingues bulgare/anglais — plus de 30 pour les sociétés à plusieurs associés, dont :
- les statuts ;
- les 8 procurations notariées qui couvrent toutes les démarches à votre place ;
- le certificat d'immatriculation tamponné avec sa traduction assermentée ;
- le FID fiscal personnel ;
- la clé QES de signature qualifiée ;
- et bien d'autres pièces conçues par notre équipe juridique inscrite au barreau de Plovdiv spécifiquement pour la gestion à distance.
Ces pièces intègrent des années d'expérience et des milliers de cas clients réels — des points qu'une incorporation générique n'anticipe pas. L'opérabilité n'est pas rajoutée après coup : elle est construite dès le départ, dans le dossier lui-même.
Tout est réuni dans une seule offre :
- EIK, numéro EORI et immatriculation TVA bulgare ;
- agent local qui agit sur place ;
- une interface web dédiée pour consulter en direct vos SMS (codes OTP / 2FA) depuis n'importe quel appareil ;
- ligne mobile bulgare active ;
- bureau et domiciliation à Plovdiv avec courrier numérisé ;
- point de contact AML enregistré ;
- aide au montage des dossiers d'ouverture de comptes bancaires et fintech, à distance — le client reste le candidat et le titulaire ;
- IP statique dédiée ;
- comptabilité et TVA pilotées sur place.
C'est cette infrastructure intégrée qui crée la substance économique réelle — celle qui rend l'avantage fiscal défendable et la société réellement exploitable, et non une coquille vide.
Comment s'articulent dividendes bulgares et résidence fiscale ?
C'est le point le plus souvent mal compris. La retenue bulgare de 5 % ne clôt pas le sujet : en tant que personne physique, vous êtes imposable sur vos dividendes mondiaux dans votre pays de résidence fiscale. Heureusement, la Bulgarie a signé de nombreuses conventions de non-double imposition qui évitent d'être taxé deux fois sur le même euro.
En pratique, deux mécanismes coexistent selon les conventions :
- L'imputation — la retenue de 5 % déjà payée en Bulgarie vient en crédit d'impôt contre l'impôt dû dans votre pays ;
- L'exonération — plus rare, le dividende est exonéré dans le pays de résidence sous conditions.
Le résultat net dépend donc autant de la Bulgarie que de votre lieu de vie. Pour un résident d'un pays à fiscalité forte sur les dividendes, le gain réel se construit surtout lorsque la résidence fiscale est elle-même cohérente avec la structure — d'où l'importance de comparer les juridictions dans Bulgarie vs Estonie vs Dubaï vs France.
Pour faire jouer une convention de non-double imposition, l'administration étrangère demande souvent une preuve de la résidence fiscale de la société versante. Le certificat de résidence fiscale (удостоверение за местно лице) est délivré par l'Agence nationale des revenus (НАП), et non par le Registre du Commerce — à ne pas confondre avec le certificat d'enregistrement de la société. C'est une démarche que Fenchell peut accomplir pour vous, avec la traduction assermentée du document.
Quels points de prudence avant de distribuer ?
Un taux de 5 % (ou 0 % vers une société mère UE/EEE, via l'exonération mère-fille bulgare) n'est jamais un acquis automatique : il se mérite par la conformité. Trois réflexes s'imposent.
Substance réelle d'abord
L'administration de votre pays peut requalifier la résidence fiscale d'une société dépourvue de présence effective. Une société défendable dispose d'une adresse physique, d'un agent local, d'une ligne téléphonique et d'une comptabilité tenue sur place — c'est aussi la condition du KYC bancaire. Détails dans substance économique.
Résidence du dirigeant ensuite
Si vous pilotez la société depuis votre salon dans un pays à fiscalité forte, le lieu de direction effective peut y rattacher la société. La cohérence entre où vous vivez et où vous dirigez est centrale.
Conseil local enfin
Aucune règle générale ne remplace l'analyse de votre situation par un conseil fiscal dans votre pays de résidence. Ce guide pose le cadre bulgare ; il ne se substitue pas à cet examen.
Au-delà de la substance, c'est la tenue comptable qui sécurise la distribution. Une comptabilité propre — où salaires, remboursements de frais, prêts d'associés et dividendes sont enregistrés à leur juste titre, avec pièces justificatives — rend la distribution traçable et écarte le risque de requalification en distribution dissimulée.
À l'inverse, des flux mal documentés vers les associés exposent à cette requalification, plus coûteuse que la retenue de 5 %. C'est l'un des rôles de la comptabilité tenue sur place incluse dans le pack Eurotrade.
Concrètement, une distribution requalifiée est réintégrée dans la base de l'impôt sur les sociétés (10 %), soumise à l'impôt sur les dividendes (5 %) et frappée d'une pénalité de 20 % (чл. 267 ЗКПО) — sauf régularisation volontaire. Le jeu n'en vaut jamais la chandelle : une distribution propre, à 0 à 5 %, coûte toujours moins cher.
Son impôt sur les sociétés nominal est plus bas, mais ce taux n'est défendable qu'avec une substance réelle en Hongrie : un gérant aux pouvoirs réels qui décide sur place, des locaux, des procès-verbaux locaux. L'immatriculation seule suffit à obtenir le taux, pas à le défendre.
Le vrai critère est le siège de direction effective : si le gérant décide depuis la France, l'administration française peut rattacher la société à la France (IS jusqu'à 25 % sur le bénéfice mondial, pénalités, reprise sur 10 ans). Ce même critère de substance vaut pour la Bulgarie — à ceci près que l'offre Fenchell crée précisément cette substance (agent local, bureau, point de contact).
Côté coût d'opportunité, 9 % HU contre 10 % BG, c'est un seul point d'écart pour le même besoin de substance, avec une TVA hongroise à 27 % (contre 20 % en Bulgarie) : quitter une société bulgare bien structurée pour la Hongrie ne se justifie quasiment jamais. Selon votre situation, faites-vous accompagner avant d'arbitrer.
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Quel est le taux d'imposition des dividendes en Bulgarie ?
Comment obtenir 0 % d'imposition sur les dividendes ?
Dois-je quand même déclarer ces dividendes dans mon pays de résidence ?
La directive mère-fille s'applique-t-elle si je suis une personne physique ?
La substance économique influence-t-elle le traitement des dividendes ?
Information générale à jour au 8 juin 2026, ne constituant pas un conseil fiscal, juridique ou comptable personnalisé. Les taux, seuils, délais et montants sont indicatifs, peuvent évoluer et varient selon votre situation et votre pays de résidence. Fenchell Capital OOD — cabinet bulgare basé à Plovdiv (EIK 207945095).