Presse · Interview vidéo

« Regards de Dirigeants » sur Le Figaro : Rémi Delapierre décrypte l'expatriation d'entreprise en Bulgarie

Par Rémi Delapierre, cofondateur Lecture : 16 min
Rémi Delapierre (Fenchell Capital) en interview sur le plateau du Figaro, émission Regards de Dirigeants
Rémi Delapierre sur le plateau de « Regards de Dirigeants », Le Figaro, le 8 septembre 2026.
Vu dans Le Figaro

Le 8 septembre 2026, Rémi Delapierre, cofondateur de Fenchell, était l'invité de l'émission « Regards de Dirigeants » sur Le Figaro. Quinze minutes d'échange avec l'animatrice Diane sur un sujet précis : faut-il vraiment s'expatrier pour protéger la croissance de son entreprise, et pourquoi la Bulgarie plutôt que Dubaï, Hong Kong ou l'Estonie ?

Cette page reproduit l'intégralité de l'échange, republié avec l'accord du Figaro. Vous pouvez aussi lire l'article original et voir la vidéo sur lefigaro.fr.

Pourquoi la Bulgarie plutôt que Dubaï ou Hong Kong ?

Diane : Bonjour à tous et à toutes, et bienvenue dans Regards de Dirigeants. Alors, faut-il vraiment s'expatrier et aller à l'autre bout du monde pour protéger la croissance de son entreprise ? Alors que les taux réglementaires se resserrent en Europe et que certaines destinations comme Dubaï, Bali ou l'Estonie ont montré leurs limites, notamment en termes de substance et de sécurité juridique, il y a un pays de l'Union européenne qui tente peut-être de sortir du lot : c'est la Bulgarie. Avec une flat tax à 10 %, elle attire toute une nouvelle génération d'entrepreneurs, notamment des freelances et des e-commerçants.

Et on va en parler avec vous, Rémi Delapierre, puisque vous êtes cofondateur et CEO de Fenchell Capital, basé en Bulgarie. Merci infiniment d'être avec nous, Rémi. On va parler un peu de tout ça, mais avant toute chose, évidemment, petite mise en garde : entre optimisation et montage fictif, la frontière est mince, le fisc veille. On va donc essayer de comprendre un peu mieux la réalité du cadre légal et les obligations réelles sur place avec vous.

Ma première question à ce sujet, Rémi : on assiste de plus en plus à ce désenchantement de la part de nombreux investisseurs partis hors UE, confrontés à un réseau faible ou à une législation plutôt instable. Alors pourquoi avez-vous, vous, mis le cap il y a six ans sur Plovdiv, en Bulgarie ?

Rémi Delapierre : Bonjour Diane. La première chose que je vais faire, c'est un petit détour : vous définir ce qu'est une plateforme. C'est important, puisque le but, quand on a une société offshore, c'est de se connecter à ces plateformes : les plateformes d'investissement pour faire du trading, les marketplaces comme Amazon, Temu, Cdiscount, Conforama, les banques en ligne, les processeurs de paiement, et les plateformes publicitaires type Google Ads, Facebook Ads.

Ça, c'est la première chose : il faut que votre entreprise soit connectable à ces plateformes, c'est-à-dire que les candidatures soient acceptées, qu'elles ne vous gèlent pas vos fonds et qu'elles ne vous empêchent pas de faire vos affaires. La deuxième chose, c'est qu'il faut évidemment que votre société paie très, très peu d'impôts. Ce sont ces deux conditions qu'on essaie de cocher quand on part de notre Excel : on essaie de se dire, quelle est la société qui permettrait ces deux choses-là ?

L'imposition très faible est nécessaire quand vous faites un business en ligne. Vous vendez, par exemple, des parapluies fabriqués en Chine : vous allez vous retrouver face à des Chinois qui ont un coût de la vie plus faible, qui paient parfois moins d'impôts que vous. Pour être compétitif (contrairement à un restaurant où votre concurrent en face, qui a une friterie ou une crêperie, est à égalité fiscale avec vous), dans les business en ligne, on n'est pas du tout à égalité, on a une compétition mondiale. Donc il faut une connectivité possible de votre société avec les plateformes, et il faut une très bonne fiscalité.

Aujourd'hui, il faut une société dans l'Union européenne, je peux expliquer pourquoi : les sociétés à Dubaï, c'est très compliqué à connecter, et les sociétés à Hong Kong, c'est quasiment devenu impossible. Le meilleur compromis, parce qu'on cherche toujours des compromis, ce n'est pas idéal, c'est la Bulgarie. Aujourd'hui, on peut créer sa société à distance, l'enregistrer à distance, la gérer à distance, et ensuite partir à Bali, en Thaïlande, et la gérer de là-bas. Vous pouvez lancer tous les comptes que vous voulez et faire votre business à distance. Voilà pourquoi on s'est installés là-bas.

Comment Fenchell accompagne les entrepreneurs

Diane : Et d'ailleurs, quand vous vous êtes installé, apparemment il n'y avait absolument personne sur ce créneau-là. Donc maintenant, dans quelle mesure aidez-vous les entrepreneurs à s'installer en Bulgarie ?

Rémi Delapierre : En fait, je suis parti il y a plusieurs années parce que nos clients avaient des problèmes de comptes bloqués, sur Amazon en particulier, et je me suis dit : c'est bizarre, comment ça se fait qu'ils aient toujours ces problèmes, soit avec des sociétés françaises, soit avec des sociétés américaines de type LLC ? Je suis allé en Bulgarie parce que je pensais que c'était le meilleur endroit, et je me suis dit : je vais trouver des avocats, des gens qui savent faire des sociétés comme on veut les faire, parfaitement conformes, avec un numéro de téléphone consultable à distance, avec un véritable bureau, avec des documents notariés et légalisés par des notaires sur place. Ça n'existait pas. Donc je me suis dit, avec mon associé, on va tenter le coup.

Mais ça a mis beaucoup plus de temps qu'on ne pensait pour créer une équipe solide, anglophone, francophone, et maintenant aussi sinophone. Depuis quelque temps, en fait, on a été les premiers en Bulgarie (c'est un fait avéré) à pouvoir enregistrer une société bulgare pour une personne, à distance : il s'agissait d'une dame marocaine qui vit en région parisienne, et aujourd'hui cette personne vend sur Amazon. On s'est appuyés sur l'ambassade de Bulgarie à Paris, et c'est ce qu'on fait aujourd'hui : on est capables de vous enregistrer votre société depuis n'importe où dans le monde, pour que vous puissiez la gérer de n'importe où dans le monde. C'est votre base légale qui va vous permettre de faire votre business.

Coût du travail, énergie, frais juridiques : les autres avantages

Diane : Et vous mettez en avant, bien évidemment, la fiscalité en Bulgarie, il y a un taux d'imposition de 10 % sur les bénéfices, 5 % sur les dividendes. Au-delà de ce seul aspect fiscal, quels sont les autres intérêts réels de la Bulgarie, peut-être en termes de coût de main-d'œuvre, de réseau, etc. ?

Rémi Delapierre : C'est vrai que le coût du travail est le plus faible de l'Union européenne (alors ce n'est pas chic pour les employés, on ne paie pas 3,74 euros de l'heure, c'est le seuil minimum, on peut payer un peu plus), mais c'est vrai que le coût du travail est très faible. Le coût de la vie est très faible, le coût de l'énergie est le plus bas de l'Union européenne : en ce moment, le prix du diesel affole les Français, en Bulgarie on a plutôt un prix autour de 1,40, on a l'énergie russe, il faut bien le dire, qui passe à travers des tuyaux. On a aussi une fiscalité sur les personnes qui est très faible : quand vous payez un salarié, il aura 10 % sur ses revenus en flat tax aussi, donc il va pouvoir vivre mieux, tandis qu'en France c'est plutôt la moitié qui part à l'État. C'est un choix, très bien ; en Bulgarie ce n'est pas comme ça, c'est plutôt un pays où chacun se responsabilise.

Il y a un autre avantage dont personne ne parle, je trouve ça étrange : les frais notariaux et les frais légaux. Un avocat coûte quatre à cinq fois moins cher qu'un avocat français. Quand vous voulez faire un contrat de travail, un contrat commercial, en France on se dit que les avocats sont un produit de luxe ; là-bas, c'est tout à fait accessible. C'est très important dans la vie des affaires d'avoir un avocat, et surtout il coûte presque rien, un contrat de travail pour 50 euros, vous en avez un, et c'est aussi bien fait que si c'était fait en France.

Substance économique : pourquoi un vrai bureau est non négociable

Diane : On parle souvent de « sociétés boîte aux lettres » pour ces pays à la fiscalité avantageuse, et vous, vous insistez sur le fait qu'il faut vraiment avoir un vrai bureau physique avec une adresse IP locale. Pourquoi est-ce devenu non négociable pour espérer vendre, surtout sur des plateformes comme Amazon ou en utilisant Stripe, en 2026 ?

Rémi Delapierre : Oui, en fait rien ne l'interdit formellement, mais en pratique c'est impossible. Je vous prends un exemple : vous créez un compte Amazon, un compte Stripe, peu importe, ils vont vous dire « donnez-nous un justificatif de domiciliation de votre entreprise ». Vous donnez quoi ? Une facture d'un bureau virtuel, ça ne va pas marcher. Ils vont vouloir un vrai contrat qui montre que vous utilisez du jus d'orange, du café, une imprimante ; ils vont peut-être vous demander un vrai compte bancaire sur place, une ligne téléphonique locale (pourquoi mettriez-vous un téléphone en Thaïlande si votre boîte est en Bulgarie, ça paraît bizarre). Donc ce qu'on crée, c'est la substance : pour vous aider au niveau du fisc, on sait faire, on va y revenir, mais aussi pour protéger les plateformes elles-mêmes des contrôles de l'État. Elles veulent vérifier que vous avez une vraie société sur place, même si le gérant n'est pas là physiquement, à la limite ce n'est pas un problème.

Donc oui, pour créer un compte Stripe, un compte Amazon et toutes les autres plateformes aujourd'hui, ils vont vous demander un véritable bureau, une vraie adresse IP locale, un téléphone, et ils vont vérifier tout ça. Il y a le langage verbal et non verbal, les documents que vous montrez, la qualité du passeport, votre origine, tout ça compte, ainsi que l'adresse à laquelle vous habitez. Ensuite, leur système va regarder d'où pointe votre adresse IP, dans quel immeuble vous êtes, quelle est la ligne téléphonique, ce qu'il y a sur le compte bancaire, etc. Tout ça, on vous aide à le mettre en place pour que vous puissiez faire tout le business que vous voulez sans jamais être restreint, ce serait bête d'être bloqué par des suspensions.

Céder son entreprise : la fiscalité sur la plus-value

Diane : Pour mieux comprendre pour qui la Bulgarie est intéressante : vu la fiscalité avantageuse, certains pourraient envisager ça comme un cycle, s'installer, faire grandir la boîte pendant cinq ans, puis la revendre. Mais est-ce vraiment un schéma idéal, et qu'en est-il de la revente des parts ?

Rémi Delapierre : En Bulgarie, quand vous vendez votre entreprise, vous avez 0 % sur les plus-values. Je traduis : votre entreprise vaut un million d'euros, vous la vendez un million d'euros, vous récupérez un million d'euros dans votre poche. Si vous êtes en France, l'État français prend sa part. Si vous êtes en Thaïlande, à Dubaï ou dans d'autres pays qui n'imposent pas les revenus venant de l'étranger, ce million d'euros reste dans votre poche. La Bulgarie, elle, vous laisse tranquille.

Ce que font certains de nos clients, le cycle est le suivant : depuis Paris ou n'importe quelle ville (on a aussi des Belges, des Suisses), ils créent leur entreprise en Bulgarie tout en restant résidents fiscaux dans leur pays d'origine. Ils font grossir la montgolfière. Quand, au bout d'un an ou deux, l'entreprise fait suffisamment de chiffre, ils montent dans la nacelle avec leurs baluchons et leur famille, et ils décollent, prenez l'image que vous voulez, un bateau qu'on construit et dont on prend la mer une fois prêt. Une fois qu'ils vendent l'entreprise après être partis, la taxe qu'ils doivent à la Bulgarie, c'est zéro. Cette plus-value, ils l'encaissent dans le pays où ils sont devenus résidents fiscaux : si c'est Kuala Lumpur, Dubaï ou Panama, ce sera zéro.

Les gens ne créent pas des sociétés pour les revendre, mais ce n'est pas mal, quand on a une société avec des marques, des avis clients, de pouvoir un jour la revendre en gardant (à mon avis personnel) le patrimoine qu'on a mis en place. Je trouve ça dommage qu'en France ce soit 31,40 % : sinon, il y aurait plus d'entrepreneurs qui resteraient en France.

Les 4 conditions pour rester en conformité, résident fiscal français

Diane : Eh bien, rapidement, parce que votre promesse marketing était assez séduisante, créer sa société et partir vivre à Bali, soyons un peu plus concrets. Le droit fiscal international stipule que le siège de direction effectif doit être là où le cerveau décide. Qu'en est-il du nombre de jours minimum que l'entrepreneur doit effectuer en Bulgarie pour être dans les clous ?

Rémi Delapierre : Alors, on travaille avec, je n'ai pas le droit de dire « partenaire », on travaille avec le cabinet Valoris Avocats, que je salue aujourd'hui. Ils ont fait un travail remarquable et nous ont donné les réponses suivantes. Il y a quatre conditions à remplir pour avoir le droit d'avoir une société offshore en étant résident fiscal français, et c'est à peu près pareil en Belgique, en Suisse, etc.

La première condition, c'est d'avoir un bureau sur place : c'est exactement ce qu'on propose. La deuxième, c'est d'avoir des clients qui ne sont pas que dans votre pays d'origine, je m'explique : vous vendez vos parapluies fabriqués en Chine, ou vos savons fabriqués dans l'arrière-pays de Nice, il faut qu'il y ait, sur l'année qui suit, des clients qui ne soient pas que français, sinon il n'y a plus de raison que la société ne soit pas en France, et le fisc a raison sur ce point. Mais quand vous vendez sur Amazon, vous avez de fait des clients suisses, italiens, donc vous rentrez assez vite dans les clous.

La troisième condition, c'est de se déplacer deux à trois fois par an en Bulgarie et de garder les billets d'avion pour montrer qu'on gère l'entreprise de là-bas. De fait, un business en ligne aujourd'hui, avec l'IA et Amazon, c'est presque totalement automatisable, le fisc le sait. Il n'y a pas de nombre de jours limite à proprement parler, mais la régularité, y aller une fois par trimestre, est importante. Vous n'êtes pas obligé, personne ne va contrôler que vous êtes physiquement dans le bureau, si vous allez au ski ou ailleurs, je n'y suis pour rien, c'est votre responsabilité. Le fisc va simplement vérifier : vous avez un bureau, très bien ; vous avez des clients hors de France, très bien ; vous vous rendez effectivement en Bulgarie, ça, il peut le contrôler, très bien.

La dernière condition, c'est tout bête : déclarer la société sur votre fiche d'imposition. Vous devez dire : j'ai un compte bancaire qui appartient à ma société, mais qui m'appartient. Et là, vous êtes dans les clous. Je précise aussi que les avocats fiscalistes avec qui on travaille en France nous ont dit qu'il est bien, dans ce cas, d'envisager l'expatriation sous deux ans, ce n'est pas quelque chose qui doit durer indéfiniment.

Et j'ai envie de dire à tout le monde : si vraiment vous aimez la France et que vous voulez vraiment y faire votre business et y vivre, ne commencez pas à faire des montages comme ça. Ce qu'on propose s'inscrit dans une optique d'expatriation. Si vous aimez vraiment la France, payez vos impôts ici, vous n'aurez pas vraiment de levier d'optimisation, mais c'est comme ça. Si vraiment vous en avez assez des impôts, prenez une société bulgare, et une fois qu'elle a bien fructifié, prenez vos salaires et partez.

Pour conclure l'entretien, Diane a soumis cinq affirmations à Rémi Delapierre, un petit test de vérité sur les idées reçues qui circulent sur l'expatriation d'entreprise en Bulgarie. Cinq affirmations, cinq réponses nuancées, loin des raccourcis marketing.

Le test vrai / faux : 5 affirmations passées au crible

Diane : Mais alors, pour terminer, on va passer un petit test de vérité : je vous donne cinq affirmations, vous me dites si elles sont vraies ou fausses, avec un petit mot d'explication si vous voulez.

Première affirmation : il est possible d'ouvrir une société et un compte bancaire professionnel en Bulgarie en moins de 48 heures, 100 % à distance, sans que la banque ne sourcille.

Rémi Delapierre : En général, c'est plutôt une vingtaine de jours pour la création d'une société et d'un compte bancaire. Cependant, la création de la société elle-même peut effectivement se faire assez rapidement, en cinq jours. L'enregistrement, une fois qu'on a tous les papiers et le compte bancaire, le record qu'on a observé, c'est 24 heures. Donc je ne dirais pas 48 heures pile, mais c'est très rapide, et la banque n'a pas à sourciller puisqu'on est dans l'Union européenne et qu'on remplit tous les documents nécessaires. Pour l'instant, 100 % de nos clients ont eu le compte bancaire qu'ils voulaient, et vendent aujourd'hui sur les comptes vendeurs qu'ils voulaient.

Diane : Deuxième affirmation : si un entrepreneur gère sa boîte bulgare depuis son appartement à Paris, il est en totale illégalité vis-à-vis du fisc français.

Rémi Delapierre : S'il ne déclare rien, oui, évidemment. Mais s'il déclare et fait exactement ce qu'il faut, en allant de temps en temps se balader en Bulgarie (il y a des allers-retours Paris-Beauvais-Sofia à 50 euros), alors non, il n'est pas en illégalité, il peut même être en pleine légalité s'il applique les quatre points que j'ai cités. Si votre boîte était à Hong Kong, ce serait plus compliqué d'expliquer au fisc que vous la gérez depuis là-bas.

Diane : Troisième affirmation : la Bulgarie permet d'économiser la totalité de l'impôt sur la plus-value lors de la revente des parts, peu importe où réside le vendeur.

Rémi Delapierre : La Bulgarie ne vous prendra zéro, peu importe où vous résidez, c'est vrai. La deuxième chose, c'est où vous êtes au moment où vous touchez cet argent : si vous êtes en Thaïlande, 0 % ; si vous êtes à Paris, 31,40 % au moment où je parle.

Diane : Quatrième affirmation : vendre sur Amazon avec une société offshore classique, notamment dans une destination comme le Delaware, est devenu impossible en 2026.

Rémi Delapierre : En pratique, c'est très compliqué, et la mise en conformité est tellement lourde qu'il est beaucoup plus intéressant d'avoir une société en Bulgarie. C'est le plus simple.

Diane : Cinquième et dernière affirmation : en 2026, la Bulgarie est devenue une meilleure base logistique et de sourcing pour l'e-commerce européen que la Chine ou l'Asie.

Rémi Delapierre : Vrai. Il y a des produits que les Chinois n'atteignent pas : la confiture, la crème de marron, le linge de maison de très haute qualité, les chaussures italiennes, la cosmétique, les médicaments, les produits de très gros volume ou personnalisés, sur tout ça, les Chinois ne peuvent pas être compétitifs. Donc la réponse est oui. Si vous faites des produits chinois, en revanche, mieux vaut continuer à acheter depuis la Chine.

Diane : Eh bien, merci infiniment, Rémi, de nous avoir parlé de tout ce qu'il est possible de faire en Bulgarie, et merci à vous de nous avoir suivis dans cette émission. On se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode de Regards de Dirigeants. Au revoir.

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Transcription de l'interview de Rémi Delapierre (Fenchell Capital) diffusée le 8 septembre 2026 dans l'émission « Regards de Dirigeants » sur Le Figaro, republiée avec l'autorisation du Figaro. Légèrement retravaillée pour la lisibilité (ponctuation, hésitations orales), sans altération du fond. Contenu informatif ne constituant pas un conseil fiscal, juridique ou comptable personnalisé ; les taux et règles évoqués sont ceux en vigueur au moment de l'interview. Fenchell Capital OOD, cabinet bulgare basé à Plovdiv (EIK 207945095).

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